Samedi 26 juin 2010 6 26 /06 /Juin /2010 08:52

 

engueulade 2

 P1030093-792611

 

Je n'ai jamais bien aimé me faire engueuler.

 

Même pas par ma femme, encore qu'avec le temps, je m'y suis habitué, d'autant plus que, je vous l'avoue, elle a souvent raison de le faire.

 

Je me suis donc fait engueuler dimanche après-midi. Vous vous demandez, bien sûr, par qui et pourquoi.

 

Voici les faits.

 

Je rendais visite avec mon épouse à sa grand-mère, d'âge plus que vénérable, 96 piges si vous voulez tout savoir, qui, la tête dans les étoiles, vit ses dernières années dans une maison de retraite.

 

Autour d'elle, dans ce royaume d'Alzheimer, tous les cas de figure que l'on rencontre prêtent à s'arracher les cheveux de désespoir, et en même temps à sourire, et même à rire. On appelle ça le rire du désespoir.(?)

 

Mais ne plombons pas l'atmosphère. Je suis là pour en rire, je continue donc.

 

Il y a dans les couloirs toujours qui traîne un très vieux monsieur, qui vient souvent nous rendre visite, dans la chambre de notre mamie, dire deux-trois mots et s'en retourner à son interminable promenade.

 

Aujourd'hui, déjà en le voyant rentrer j'avais senti son regard sombre se poser sur ma silhouette, d'un air réprobateur, et aussitôt de dire, de sa grosse voix pas commode du tout :

 

"Et celui-là, qu'est-ce qu'il fout, avec ses mains dans les poches ?"

 

J'eus le réflexe immédiat de sortir de ces dernières mes paluches impolies, et un sourire de satisfaction illumina son visage.

 

J'avais fait un homme heureux.

 

Il faut que je vous dise que j'étais au courant, par les infirmières, de son passé : avant de sombrer dans le puits de la démence, cet homme, Gérard de son petit nom, avait exercé la profession fort honorable de... Directeur de Collège.

 

C'est ainsi donc qu'il eut, en me voyant, la réminiscence soudaine de son autorité d'antan, et que l'engueulade jaillit de ses lèvres. Un élève qui devant lui se tenait les mains dans les poches, il ne l'avait sans doute jamais supporté...

  

J'ai l'intention, à chaque fois que je le rencontrerai lors de mes visites, d'enfoncer jusqu'au fond de mes poches mes dix doigts, rien que pour lui procurer à nouveau un sursaut d'autorité, suivi de la joie de son sourire.

 

Il revivra l'espace d'un instant le temps jadis, en exerçant son autorité, et moi, ça me rajeunira, de me faire engueuler, même si je n'aime pas bien ça, par le Dirlo du bahut.

engueulade

 

 

Par aliboron - Publié dans : LES MONOBLOGUES D'ALIBORON
Boîte à mots - KIKADIKOI???
Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 23:33

 poupoupidou

 Jeffephèbe

De quoi vais-je pouvoir ME parler ce soir, pour remplir une page horriblement blanche qui s'étale devant mes yeux ?  Car, devant la foule qui n'est pas au rendez-vous à la porte de ma Caverne, j'avais décidé d'inaugurer une nouvelle rubrique, "Les Monoblogues d'Aliboron". Et en principe, dans un monoblogue, on se parle à soi-même. Tant pis si des fois il y a des indiscrets qui regardent par le trou de la serrure.

 

C'est parti. Bonjour, la page blanche.

 

Je ME disais donc...

 

Tu ne crois pas, Aliboron, que tu commences à agacer le monde, avec tes Bouffons de la Bouffe, car tu a beau vouloir vendre ta belle prose dans Les Bouffons de la Bouffe, tu risques de trouver ton blog encore plus désert, et le tas d'exemplaires des "Bouffons de la Bouffe" que ton éditeur a eu l'imprudence d'éditer, parti au pilon.

 

Car, si tu crois encore que "Les Bouffons de la Bouffe" vont remplir ta marmite, tu te mets la plume dans l'œil : des écrivains qui mangent de leur plume, il n'y en a pas des cents, et ce n'est pas avec ton ramassis d'âneries que tu vas décrocher le Goncourt.

 

"Les Bouffons de la Bouffe" Prix Goncourt 2010, la belle blague...!

 

A quoi je me réponds moi-même (ceci est l'indiscutable avantage d'un monoblogue) :

Je sais tout ça, mon vieux, mais l'éditeur des "Bouffons de la Bouffe" m'a nommé bonimenteur en chef, en me sommant de fourguer au minimum trois bouquins par jour, par tous moyens à ma convenance. Et en ajoutant, d'un ton comminatoire : "C'est trois Bouffons de la Bouffe  par jour, ou ton prochain manuscrit, tu t'en fais des confettis, (j'édulcore un peu ses propos, qui étaient tout autrement moins délicats) et compte pas sur moi pour te l'éditer".

 

Tu veux que je te dise, me dis-je, mon petit Aliboron ? C'est pas le Joseph qui se contente de faire le beau devant la chef des ventes, ni la Martine, toujours à versificoter dans sa chaise longue provençale, qui vont t'aider à la promo de terrain, ils t'ont collé la casquette de vendeur, et démerde-toi, qu'ils t'ont dit sans le dire.

 

En plus, il faut que je me dépatouille avec des virulentes attaques, que je réponde à des lectrices ridicules, un colonel exaspéré, une ado effrontée, et un taulard, un vrai .

 

J'ai pas fini de m'amuser...

 

C'est dur, dur, dur, la vie d'un écrivain en herbe !

 

Fin du monoblogue.

Par aliboron - Publié dans : LES MONOBLOGUES D'ALIBORON
Boîte à mots - KIKADIKOI???
Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 23:34

Avant tout :

Après un premier tirage épuisé,

"Les Bouffons de la Bouffe"

a été réimprimé et est à nouveau disponible

à la FNAC, ainsi que dans plusieurs autres librairies en ligne.

Vous pouvez vous le procurer chez n'importe quel libraire :

S'il ne l'a pas en stock, et s'il fait bien son métier, il peut le commander pour vous :

 il est référencé dans les principales bases de données de l'édition.

 

"LES BOUFFONS DE LA BOUFFE"

(Petit aperçu n° 7)

higado de ave bis 

...vient à peine de sortir en librairie, que je commence à avoir des lettres et des messages de nos lecteurs. Ne jugeant pas utile de les garder pour moi tout seul, j'ai décidé de créer, histoire de remplir mon blog, une rubrique ad hoc :

 

LE COURRIER DES LECTEURS

 

 

Au risque de faire fuir les rares cavernicoles qui viennent lire ces lignes,

je me dois de reproduire in extenso le message sous forme de commentaire qui m'a été déposé ce matin par un certain Jeff, paranoïaque de la plume, qui bientôt se prendra, j'en suis certain, pour Napoléon I ou III, cela dépendra de son humeur.

 

Je ne saurais pas assumer la responsabilité de son langage cru ni de ses débiles propos, mais dans mon courrier des lecteurs, je ne tiens pas à jouer des ciseaux, et la liberté d'expression est totale. Tant pis pour les dégâts.

 

Voici sa dernière réincarnation épistolaire :

 

******************

 TAULARD

Roger LA PINCE                                           Juan VALLE

Matricule 2301                                                Courrier des lecteurs

Fleury Mérogis                                                Overblog

 

 

Salut mecton,

 

J’voulais t’dire que ton bouquin il est aux p’tits oignons, j’l’ai pris par hasard sur le chariot quand le planqué à la biblio a fait sa tournée. J’croyais que ça parlait que de bouffe et j’pensais que je me trouverais des trucs pour améliorer la cantoche d’ici, mais quand j’ai lu vos conneries à tes potes et toi j’me suis bien fendu la gueule.

 

J’voudrais pas te vexer mec mais tu te la pètes pas un peu trop ? C’est pas une critique mais des fois j’comprends pas tout ce que tu dis. Tu causes un drôle de français, c’est peut être parce que t’es espingoin. Tes potes par contre j’pige tout. Surtout Joseph qui cause la même langue que nous autres. J’suis sûr que c’est un vrai de vrai ce mec, une pointure quoi. Tu pourrais pas lui dire qu’y m’écrive parce que ici on s’emmerde.

 

Et pis vois pas de blême dans c’que j’vais te demander, mais la Martine là, elle est choucarde comme sur les dessins ?  Elle ressemble à ça ? Parce que j’en ferais bien mon quatre heure moi de cette pépée. J’crois que c’est une chaudasse hein. Tu crois qu’elle accepterait de m’écrire elle aussi, elle est pas trop pétasse ? Déjà que j’passe des moments d’intimité devant son dessin en porte jarretelles, j’voudrais bien qu’elle me raconte des trucs olé olé comme elle sait le faire. Tu pourrais lui demander ?

 

Depuis que j’l’ai découverte ta potesse j’arrête pas de gamberger dessus, j’ai même plus envie de bouffer, y en a que pour elle dans ma tête. J’en pince pour elle quoi, tu comprends ça toi, tu dois être un chaud lapin, comme tous les espingos.

Démerdards comme vous êtes, pourriez pas organiser une séance ici, comme ça je verrai la Martine pour de vrai. Putain j'en rêve déjà, de la voir en chair et en os, vot'poupée.

Y a plein de mecs qui viennent organiser des réunions à la taule, des psys, des curetons, des imams, des travailleurs sociaux et des tas d’autres baltringues qui nous pompent l’air avec leurs conneries; si la bande du bouquin vient ici j’te garantis un taf d’enfer, surtout si ta copine met une mini jupe…

 

Au fait j’voudrais savoir, si je vous fournis un sujet pour un bouquin comme celui-là, je palpe combien ? Parce que j’ai une idée, écoute ça bonhomme : le sujet c’est un taulard qui fait toutes les ratières du pays, il compare les lieux comme un guide hôtelier tu vois… toi et tes potes vous écrivez ce que je vous raconte, la bouffe, les locaux, les loisirs, la baise et tout ça et pis on ferait une sorte de guide avec des étoiles pour classer les taules. Qu’est-ce t’en penses bonhomme ? … ça pourrait faire un super bouquin hein. Et pis pour la partie cul, vot’ copine serait l’actrice principale, j’ai plein de trucs à raconter sur la question. C’est vachement important le cul dans un bouquin sinon personne te prend au sérieux.

 

Bon, faut que j’te quitte, ça va être l’extinction des feux.

 

Tu diras à Martine que je m’endors avec le bouquin ouvert à la page où elle est en ch’tite culotte. Putain rien que te dire ça, ça me fait qu'que chose!.

 

Encore bravo pour le bouquin les mecs, et je dis à toutes les taules de France et de Navarre : lisez les Bouffons de la bouffe !!  T’as vu j’te fais de la pub hein.

Atchao mec et une grosse pelle à Martine.    

 

 

Commentaire posté par Monsieur JEFF ce matin aux aurores

 

 

***************************************************************

 

La Caverne, le 2 Juin de cette année

 

Bonjour, Monsieur La Pince, pensionnaire sans doute à juste titre, que je préfère ignorer, de l'Hôtel de la République de Fleury Merogis, chambre 2301.

 

Je n'ai pas souvenir d'avoir fait le moindre casse avec toi, et encore moins d'avoir gardé les cochons ou les chèvres ensemble.

 

J'aime bien les familiarités, mais là, tu exagères, mon bonhomme. N'ayant jamais fréquenté ton milieu, parlé ton charabia ni logé dans ce genre d'établissement, je suis à dix années-lumière de ton discours.

 

C'est pourquoi je te saurai gré de ne plus m'adresser des pareilles missives, car on va croire que je fais partie de ton club de repris de justice. J'ai eu affaire il y a quelque temps, il est vrai, à un huissier de Justice, mais pour des vétilles, une histoire d'Urssaf, des embrouilles administratives, pas de quoi fouetter un chat.

 

Je ne connais rien aux usages internes de Fleury Merogis, et ta proposition d'aller faire une séance de dédicace dans ses couloirs est surréaliste et un tantinet dangereuse. Je suppose que tu dois être entouré d'une faune en manque, obsédée et aussi délicate que toi. Il n'est donc pas question que l'on expose un tiers de notre trio, j'ai nommé Martine, à de tels risques. Je ne doute pas que vous nous réserveriez un accueil triomphal, mais pour vendre l'ouvre de nos plumes, on risque d'en laisser, des plumes, surtout celles de la poulette de service.

 

Quant à moi, je n'ai rien d'un Henri Charrière, et le seul tatouage que je porte est une scarification à l'épaule, souvenir d'un vaccin. Peut-être Joseph serait capable de tenir son rang parmi vous, il m'a l'air de posséder un certain vocabulaire approprié, et la balafre sur sa joue, je ne la pense pas consécutive à un BCG facial.

 

Malgré l'inélégance de tes propos, et tes penchants de satyre, je ne peux pas m'empêcher de te trouver bien sympathique, et un mec qui aime rire et apprécie notre littérature culinaire ne peut pas être totalement mauvais.

 

C'est pourquoi je laisse la porte entr'ouverte. A vue de nez, tu dois encore avoir pour six mois de pension gratis...? Quand tu l'auras grand' ouverte, la porte de ton logis actuel, on peut se donner rendez-vous à ta sortie. On ira casser la croute au bistrot d'en face (il y a toujours un bistrot en face de la porte de sortie de ces endroits-là), et on discutera comme il faut de ta proposition de Guide. Donner des étoiles aux taules, voilà une idée aussi lumineuse que celle de nos "Bouffons de la Bouffe" ! Essaie de garder le contact avec tes copains, nos futurs correspondants, qui témoigneront pour l'attribution des dites étoiles à travers le pays.

 

Parce que toi, il n'est plus question que tu y retournes : tu seras devenu un écrivain, et aux écrivains, comme au Ministres, on n'y touche pas, quelles qu'elles soient leurs casseroles ! Culture oblige...

 

Allez, même si tu n'auras pas l'occasion de te faire la belle (Martine) dans une séance de dédicace, ne te fais pas la belle, patiente encore six mois, et l'on prendra ensemble les chemins de la gloire.

 

Pour la peine que tu contribues avec ta pub, à nous les faire gravir.

 

A bientôt pour la quille, au bistrot d'en face.

 

Juan, le troisième Bouffon

Par aliboron - Publié dans : LE COURRIER DES LECTEURS
Boîte à mots - KIKADIKOI???
Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 23:31

Avant tout :

Après un premier tirage épuisé,

"Les Bouffons de la Bouffe"

a été réimprimé et est à nouveau disponible

à la  FNAC, ainsi que dans plusieurs autres librairies en ligne.

Vous pouvez vous le procurer chez n'importe quel libraire :

S'il ne l'a pas en stock, et s'il fait bien son métier, il peut le commander pour vous :

 il est référencé dans les principales bases de données de l'édition.

 

"LES BOUFFONS DE LA BOUFFE"

(Petit aperçu n° 6)

 mises en bouche

...vient à peine de sortir en librairie, que je commence à avoir des lettres et des messages de nos lecteurs. Ne jugeant pas utile de les garder pour moi tout seul, j'ai décidé de créer, histoire de remplir mon blog, une rubrique ad hoc :

 

LE COURRIER DES LECTEURS

 

 

 

 

tribunal 

 

 

Je vous jure, Messieurs les jurés, que je suis innocent : je n'aurai jamais pu me rendre coupable du texte (?) ci-dessous, que j'ai d'ailleurs mis une demi heure à déchiffrer. Champollion aurait sans doute pigé plus vite que moi, mais moi, les hiéroglyphes, c'est pas mon truc.

La teneur du contenu, autant que la teneur du contenant, toutes deux teneurs me sont étrangères. Il s'agît d'un message, sous forme de commentaire, déposé par un certain Jeff, qui a tendance à se prendre pour n'importe qui, sans se soucier de ma réputation.

Par soucis de transparence, courrier des lecteurs oblige, je n'ai pas voulu couper certaines phrases, car je suis farouchement opposé à la censure, mais je lui laisse l'entière responsabilité de ces propos extrêmes.

*********

J'ai donc reçu ce matin ce galimatias,

que je vous livre in extenso, tant pis pour les conséquences :

 

rosette

 

 

 

"J vs ko né pas mais c mon copain ki ma fé lire

Wahou trop de la balle la bourge lol… jété mdr en lisant son mot

 

(Dont voici le texte, pour mémoire, ndlr)  Voir article complet ici : Lettre à Elisa

 

"Monsieur Juan,

 

Ma belle-sœur m'a offert, en croyant bien faire, votre livre. J'avoue que je suis parfaitement scandalisée. De par mon éducation, votre langage (un peu moins le vôtre, mais surtout celui de vos deux "collègues") me choque profondément. Et que dire des humiliations que vous vous faîtes subir réciproquement, dans un jeu sadomasochiste de la pire espèce. Vos échanges outranciers sont indignes d'êtres civilisés, et la cruauté de vos attaques heurte ma sensibilité.

 

Je trouve particulièrement de très mauvais goût la ridiculisation systématique de chaque recette. Escoffier doit se retourner dans sa tombe, et Victor Hugo dans la sienne, car vous vous êtes rendus coupables de crime de lèse gastronomie et de massacre de notre belle langue française.

 

Je ne compte pas ranger votre ouvrage dans la bibliothèque de mon salon, de peur qu'une de mes relations puisse tomber dessus et me couvrir de honte. Car si je n'ai pas pu, hélas, choisir ma belle-sœur, j'ai fait mon propre choix en ce qui concerne la qualité de mon cercle social.

 

J'ai le regret de vous dire que ce cadeau encombrant va finir sa vie dans le container de vieux papiers au coin de la rue.

 

Courtoisement vôtre

 

Elisa Stern de la Minaudière"

 

Si elle sé pas quoi faire du livre elle se le colle ou j pense … lol

Cé se qui lui manque pour décoincer à la vieille peau.

Mon copain y la le livre les dessins sont mega top jé pas tou compri mais jé bien rigolé

Mon copain y m’esplique des fois méme que le dessin de la fille en culotte y l’exite il arrete pas de me tripoter.

Si vou fete un autre livre y faut mettre plus de dessins cé plus facile pour lire hi hi hi mdr

Si vou vené chez moi je vé venir vou voir… cé vrai que Martine elle et accro au sexe ? pouvé repondre Juan, j sui une grande fille …lol … et Joseph il et comme y dit ?  hi hi hi trop top le vieux il assure … et toi Juan tu tien la chandele quan y sont tou les 2 ??? ouahou ta vu j fai de l’umour comme vou mdr

J retourne lire les bouffons jen suis a la page 15 … jen é pour tou l’été sur la plage cé méga super top

Biz biz biz smak smak smak a tou les 3 …

 

Mon copain y dit je doit mettre mon nom come une lettre

Alors voila j suis Greta Schönkaupf, je suis de Kreutzwald a la frontiere Allemagne et j’abite chez mon copain, impasse Moiléponge… j espere vou viendré pour signé vot livre. Vou me reconaitré je resemble a Pamela Anderson …  hé ouais sa tétonne mé j sui super canon… et pa conne…

Biz biz biz biz biz biz … y l’aime pas sa le Joseph … lol … que pour lui biz biz biz biz biz biz biz biz …"

Commentaire déposé ce matin même par JEFF

 

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La Caverne, le 30 Mai de cette année

 

Ma petite Greta,

 

Tu me sembles bien délurée pour ton âge, car je pense que tu dois être en pleine période acnéique, à juger par le style de ta prose. Sans parler de ton orthographe, qui laisse un peu à désirer.

 

Je te remercie d'avoir envoyé sur les roses la prude Elisa, elle ne mérite pas mieux, encore que sur les ronces eut été plus adéquat, mais ce n'est pas une raison pour faire de la surenchère non plus.

 

Te rends-tu compte que tu dépasses les limites de la bienséance, avec tes insinuations graveleuses sur Joseph et Martine ? Et en plus, honte suprême, tu me fais tenir la chandelle. tu n'as donc peur de rien, petite effrontée !

 

Tes propos crus ne sont pas dignes d'une jeune fille respectable, et tu ferais mieux de travailler davantage en classe, plutôt que de vouloir choquer les gens avec ton langage abscons et outrancier. (Voilà maintenant que je parle comme Elisa)

 

Tiens, pour ton anniversaire, tu n'as qu'à demander à ton copain comme cadeau un dictionnaire, ce n'est pas très glamour, mais il te servira bientôt pour ta première demande d'embauche.

En attendant, je vais faire appel à Jeff (pour ceux qui n'auraient pas encore compris, Jeff, c'est notre Joseph, premier Bouffon) pour te traduire tout ça dans des termes à ta portée, car je ne suis pas très sûr qu'à toi toute seule tu arrives à comprendre mon langage.

 

Tiens, je serais tenté de te donner un surnom : Rosette. Mais il faudra demander à Jeff aussi qu'il t'explique pourquoi. Il sait tout, le Jeff.

 

Bonnes vacances donc, et profite de tes heures sur la plage pour déchiffrer les lettres que se trouvent entre les images dans notre bouquin. Tu vas voir, si tu y arrives, tu vas bien rire, et tu apprendras plein plein de mots nouveaux, surtout dans mes textes, le jargon de Joseph et Martine, tu connais déjà.

 

Allez, bon courage, et bosse bien le français, tu as du boulot devant toi.

 

Hasta luego, amiguita.

 

Juan

 

Par aliboron - Publié dans : LE COURRIER DES LECTEURS
Boîte à mots - KIKADIKOI???
Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 15:34

Avant tout :

Après un premier tirage épuisé,

"Les Bouffons de la Bouffe"

a été réimprimé et est à nouveau disponible

à la FNAC, ainsi que dans plusieurs autres librairies en ligne.

Vous pouvez vous le procurer chez n'importe quel libraire :

S'il ne l'a pas en stock, et s'il fait bien son métier, il peut le commander pour vous :

 il est référencé dans les principales bases de données de l'édition.

 

"LES BOUFFONS DE LA BOUFFE"

(Petit aperçu n° 5)

 soupe bonhomme

...vient à peine de sortir en librairie, que je commence à avoir des lettres et des messages de nos lecteurs. Ne jugeant pas utile de les garder pour moi tout seul, j'ai décidé de créer, histoire de remplir mon blog, une rubrique ad hoc :

 

LE COURRIER DES LECTEURS

 

Suite des épisodes précédents :

1.     Lettre à Elisa

2.   Lettre à Elisa n°2

3.   La surprise du Chef

4.   Homo sandwich

5.    Gargantua

6.   Elisa Stern de la Minaudière, le retour

7.    Les chauds sets de l'Archiduchesse

 

Une estafette (*) m'a apporté ce matin la missive que voici :

(*) NDLR pour les ignares qui l'ignorent : Sous-fifre militaire, et non camionnette

 

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colonel

 

Colonel PETTESEC De SUSSALENEMY De SACREBLEU.

 

Officier de cavalerie du 3ème régiment des Ânes bâtés

Instructeur 1er degré de cavalerie Renault – Peugeot – Simca

Commandant de la division spéciale des Forces Vives de l’Île de Sein

Conseiller près les Commandos de Marine du canal de l’Ourcq

Décoré de l’ordre des Planquouzés

Médaille du Mérite de la Carapate

Médaille de la Retraite la plus rapide des armées

Cité à l’honneur lors de la bataille de Montcuq qui opposa les forces confédérées de Montvié aux rebelles anglais de Mydick

Blessé une fois au front et trois fois à la main lors d’un affrontement au mess des officiers avec son steak entré en rébellion

Plénipotentiaire de la République de San Marino pour la médiation du conflit entre le quartier Valdragone di sopra et le quartier Valdragone di sotto opposant des forces contraires et concomitantes

… et quelques autres distinctions dont ma modestie m’empêche de décliner ici la longue liste.

 

 

Monsieur Valle,

 

Je m’adresse à vous car vous me semblez être, des trois énergumènes, le plus sensé.

A vous lire je suppose que vous avez servi vaillamment votre pays, ce qui ne semble pas le cas de vos complices qui ont plus que certainement dérogés à leurs obligations et à leur devoir.

J’ai bien senti à leurs propos qu’ils étaient des planqués.

 

Je soupçonne votre coreligionnaire Joseph de s’être fait réformer P4 compte tenu de ses moyens intellectuels limités. C’est une honte pour la patrie. Même avec son handicap mental ce jean-foutre aurait pu servir la soupe à la popote des hommes de troupe.

 

Et cette jeune personne se faisant appeler Martine – sûrement un pseudo car personne ne peut porter un nom pareil – qui non seulement n’a pas servi comme ambulancière ou cuisinière, telle une héroïque Madelon, mais s’est défilée devant ses obligations de repos du guerrier au BMC de la troupe. Faire don de son corps aurait eut le mérite de récompenser nos vaillants soldats.

 

C’est donc vers vous que je me tourne pour vous faire part de mes appréciations concernant votre « ouvrage » si je puis le nommer ainsi.

 

Comment un homme intelligent comme vous semblez l’être a pu se commettre à ces pantalonnades de corps de garde. Les recettes semblaient originales mais pourquoi les dénaturer par des propos de trouffions ? Et les commentaires totalement absurdes emplis de non-sens rendant la lecture incompréhensible. Quoique, je doive le préciser, les vôtres de commentaires ont une certaine tenue, ce qui n’est pas le cas de vos comparses.

 

Ce Joseph qui vocifère des insultes et des insanités dans un langage grossier m’insupporte et je donnerais cher pour l’avoir sous mes ordres et lui apprendre les bonnes manières. Les corvées de tinette lui iraient comme un gant. Et quelle vulgarité dans son attitude avec les femmes… est-il comme il le prétend l’objet sexuel de ces dames ? J’en doute fort. Sinon avec quelques malheureuses gueuses illettrées des bas quartiers à l’hygiène incertaine.

 

Il va de pair avec son homologue féminine Martine qui, certes, use d’un langage plus élaboré, mais n’en est pas moins d’un aplomb et d’une verve honteux pour une dame. Ce qu’elle n’est évidemment pas. Ses allusions à connotations sexuelles, ses attaques à l’endroit de la gent masculine sont déplacées. De mon temps Monsieur, et dans mon monde, une femme n’avait droit à la parole que si son époux le lui permettait. Elle se devait à ses œuvres et à ses broderies en compagnie de dames de la bonne société.

 

J’ai une requête à formuler cher Monsieur, et là je m’adresse à l’homme érudit que vous me semblez être : pourriez-vous lors de la réédition de votre livre supprimer les commentaires de vos ignobles complices et ne garder que les vôtres bien sûr. Et ne laisser que les recettes.

 

Si vous accédez à ma demande, je me ferais l’obligation d’aller acquérir la nouvelle édition. Et je rendrai l’exemplaire actuel que j’ai subrepticement dérobé au frère de mon épouse.

 

Si vous me permettez un dernier conseil Monsieur, venant d’un meneur d’hommes, d’un chef farouche, d’un guerrier sans pitié, prenez de la distance d’avec ces deux foutriquets qui ne vous apporteront qu’opprobres et désillusions.

 

J’ai bien l’honneur, Monsieur Valle, de vous transmettre mes respects au garde à vous.

 

Colonel PETTESEC De SUSSALENEMY De SACREBLEU

Officier à la retraite

Expert en retraite de tous genres            

 

Commentaire n°3 posté par JEFF CE MATIN, AU SON DU CLAIRON

 

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La Caverne, 29 mai de cette année

Mon Colonel,

 

Je préfère recevoir les honneurs militaires de mon vivant qu'à titre posthume, et c'est en cela que votre missive a réjoui mon cœur.

 

Ceci dit, je crains que vos éloges envers ma modeste personne ne soient un peu excessifs, ayant fait mon temps (18 mois, quel gâchis !) dans l'Armée espagnole, convenablement planqué dans des bureaux chauffés l'hiver et ventilés l'été.

 

J'avais été nommé d'office Caporal Chef, dans la catégorie gratte-papier, pour avoir le droit de diriger le bureau du Colonel, Don Carlos Cervantes Saavedra (il n'y avait que le prénom et l'intelligence qui le distinguait du père de Don Quijote). J'y ai passé le plus clair de mon temps à faire des mots croisés, ce qui était une activité pas moins inutile que celles que mes potes non planqués avaient au programme.

 

J'avoue ne pas participer dans mon for intérieur de vos enthousiasmes guerriers, vu que je suis pacifiste comme un agneau, et que, malgré tout le respect que je ne vous dois pas, je ne suis pas enclin à mettre mes doigts dans la couture du pantalon.

 

Je vous reconnais toutefois une certaine qualité de discernement, dans l'analyse que vous faites de notre collaboratif ouvrage. Il est vrai que Joseph et Martine exagèrent un peu les traits de leurs personnages, et que je ressens une certaine honte à les côtoyer. Mais ils sont tellement attachants et tellement doués, que je leur pardonne leurs excès.

 

Il n'est évidemment pas question de supprimer la moindre ligne de leurs géniales interventions, qui vous offusquent peut-être, mais qui feront la joie de milliers de vos concitoyens moins que vous gradés sans doute, mais possédant le sens de l'humour qui semble cruellement vous manquer.

 

Je vous conseille, d'offrir Les Bouffons à quelqu'un de normal dans votre entourage, et d'acquérir, comme vous le dites si élégamment, les œuvres complètes de Tite-Live. Vous vous y délecterez, entre autre, du récit détaillé de la traversée des Alpes par Annibal. Le pied, mon colonel ! Chef d'œuvre de la stratégie militaire, il vous ravivera le souvenir des vos exploits de campagnes lointaines, du temps où vous ne radotiez pas encore. Le baudet du Poitou que vous chevauchiez en Beauce n'est pas passé à la postérité, comme les proboscidiens alpins, mais n'est pas Annibal qui veut !

 

Puisque vos belles moustaches ne sont pas capables de trembler de rire à la lecture des "Bouffons de la Bouffe, allez donc faire trembler de froid de toute votre carcasse avec vos éléphants montagnards.

 

Je vous salue malgré tout avec tout le respect que je ne vous dois pas, et sans me mettre au garde à vous, puisque vous avez beau porter les galons de Colonel de l'Armée française, je porte, moi, les sardines de Caporal Chef...de l'Armée espagnole

 

Juan

(ex) Cabo primero del glorioso Ejército español

Par aliboron - Publié dans : LE COURRIER DES LECTEURS
Boîte à mots - KIKADIKOI???

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 les bouffons 

(Interdit aux oreilles prudes et aux esprits chagrins)

 

 

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